[2012-04-27] Avenir de l'aéroport de Sion
Sion, le 27/04/12 - L’Alliance de gauche sédunoise (AdG) - qui associe le Parti socialiste, les Verts et le Parti chrétien social – a pris connaissance de la position du gouvernement valaisan et du conseil municipal de Sion sur l’avenir qu’ils souhaitent donner à l’aéroport de Sion. Les positions des deux exécutifs, si elles se basent sur la même étude EPFL, n’arrivent pas aux mêmes conclusions : la ville demande la suppression des vols des jets militaires alors que le Canton préconise une utilisation militaire avec un niveau de bruit plafonné au bruit effectif de l’année 2001.
L’AdG soutient fermement la position de la ville qui souhaite l’abandon total des avions de combat à réaction de type F/A 18 ou similaires en niveau de bruit sur la base aérienne de Sion. Le vacarme généré par ces avions gêne fortement les habitants de Sion et de sa région. De plus, le niveau sonore engendré compromet le développement territorial de la ville rendant certains terrains inconstructibles.
L’AdG se montre par contre critique sur l’ambition de la ville de développer une aviation civile commerciale. Sur le plan de l’offre, l’aéroport de Sion n’offre que deux destinations (Sion-Londres de décembre à avril; Sion-Corse d’avril à septembre dans des petits avions) et le nombre de passagers a été inférieur à 30'000 personnes en 2010 sur l’aéroport de Sion (l’aéroport de Genève voit défiler 12 millions de passagers/année). Sur le plan comptable, l’aéroport de Sion n’atteint pas l’équilibre financier et cela depuis plusieurs années. Son déficit avoisine les 2 millions de francs par année, déficit pris en charge par la ville de Sion et par le Canton du Valais. Comme il faut de 500'000 à 1 million de passagers pour atteindre l’équilibre financier, il apparaît manifestement que l’aéroport de Sion n’est pas et ne sera probablement jamais rentable. Si la commune de Sion et le Canton du Valais doivent financer des transports d’utilité publique comme les trains ou les bus, ils n’ont pas comme priorité à financer un aéroport dont les destinations ouvertes au public sont aussi peu nombreuses. L’AdG soutient que cet aéroport devrait être affecté uniquement à l’aviation de plaisance et aux hélicoptères. Cela permettrait de diminuer la participation financière publique. La ville et le Canton pourraient alors investir ces montants dans des transports publics régionaux et d’agglomération au service des valaisannes et des valaisans.
Florian Chappot, Chef de groupe au Conseil général