6. PLUS DE VIE DANS LES QUARTIERS


La commune de Sion est bien plus qu’une ville et une vielle ville. Elle regroupe 21 quartiers et banlieues dispersés sur son territoire, 21 lieux de vie avec leurs spécificités. En matière d’urbanisme, les efforts consentis ont été avant tout focalisés sur le centre-ville : la Place du Midi, les rues du Rhône, des Remparts et du Grand-Pont, bientôt la rue de Lausanne et la Place de la Planta. La plupart des manifestations culturelles et festives dans les rues (marché de Noël, fête du goût, festival d’Art de rue) se déroulent aussi dans ces mêmes quartiers.

Le cœur des activités sociales, culturelles et sportives de la commune se concentrent au centre-ville, les quartiers périphériques se résumant de plus en plus à des zones résidentielles. En améliorant encore l’attractivité de la vielle ville et de ses abords, nous voulons augmenter la qualité de vie dans tous les quartiers et banlieues de Sion en impliquant leurs habitant-e-s dans les choix urbanistiques, le développement de lieux de rencontre et d’activités culturelles ou sportives et le maintien de commerces de proximité.


6.1. DÉVELOPPER LES ZONES DE RENCONTRES DANS LES QUARTIERS


L’expérience de la Place du Midi a montré à quel point les zones de rencontre redonnent vie à une rue en rendant l’espace aux piéton-ne-s, aux consommateurs et consommatrices de boissons et de pâtisseries, aux poussettes, aux flâneurs et flâneuses, tout en laisser l’accès à l’automobile si elle sait se rendre discrète. Il faut développer, dans les quartiers commerciaux et résidentiels, de nouvelles zones de rencontre où les générations et les origines se mêlent, où les idées germent, où les liens se tissent. Il faut étendre les aménagements urbanistiques effectués dans le seul centre-ville aux quartiers périphériques, pour embellir toute la commune et parce qu’il n’y a pas de raison de privilégier un quartier plutôt qu’un autre.

Un concept d’ensemble des zones de rencontre communales doit être élaboré afin d’assurer la cohérence et la complémentarité des aménagements. Autant que possible, les zones de rencontre doivent devenir des liens entre les quartiers.


C’EST POURQUOI NOUS PROPOSONS : d’élaborer un concept communal des zones de rencontre afin d’identifier les potentialités dans chacun des 21 quartiers et banlieues de Sion ;
de réaliser au moins une zone de rencontre par année, chacune dans un quartier différent.


6.2. GÉNÉRALISER LES ZONES 30KM/H


La qualité de vie dans les quartiers dépend de la modération du trafic routier en termes de sécurité, de nuisances sonores et de maintien de zones de tranquillité pour les habitant-e-s et leurs invité-e-s. Il faut ainsi développer les zones 30km/h dans tous les quartiers de Sion et garantir leur respect par une signalisation et des aménagements techniques adéquats.

Parallèlement à la généralisation des zones 30km/h, il faut prévoir des axes de transit rapide qui permettent d’éviter la traversée des quartiers résidentiels tout en les reliant.


C’EST POURQUOI NOUS PROPOSONS : d’équiper tous les quartiers résidentiels de zones 30km/h en commençant prioritairement par la proximité des écoles et les quartiers souffrant le plus des nuisances de la circulation routière.


6.3. AMÉNAGER DE NOUVEAUX ESPACES DE DÉTENTE DANS LES QUARTIERS


Pour qui veut trouver des espaces propices au jeu, à la détente, à la rêverie à Sion, il est trop souvent nécessaire de prendre son automobile pour rejoindre les Iles, Montorge, les rives du Rhône. Seul le centre-ville dispose de l’espace des Remparts et du parc verdoyant de la Planta. Il faut développer de nouveaux espaces de détente dans les quartiers, qui sont autant de lieu de rencontre, d’échange à deux pas de chez soi.

Ces espaces de détente sont, par exemple, des sentiers et des places de pique-nique le long de la Borgne. Ce sont aussi des places de jeux pour les enfants à Uvrier ou Châteauneuf, des pistes de pétanque à la place du Scex ou sous la gare, des jeux de dames et d’échec à Vissigen ou aux Collines.


C’est pourquoi nous proposons : un aménagement des rives de la Borgne qui prévoient des espaces riverains pour la population locale (pique-nique, balade, découverte de la nature) ;
la création de parcs publics verts et arborisés équipés de jeux pour enfants et adultes, au cœur des quartiers et à disposition de leurs habitant-e-s.


6.4. PROMOUVOIR LES ACTIVITÉS CULTURELLES ET SPORTIVES DANS LES QUARTIERS


La culture et le sport sont des vecteurs de rassemblement autour de passions communes. Il faut développer les activités au sein des quartiers eux-mêmes selon trois modes complémentaires. D’une part, les grandes manifestations communales, telles que celles qui entourent Noël, le festival Art de Rue, la fête du goût, le marché pourraient avoir des prolongements dans chacun des quartiers périphériques en s’y rendant ou en les invitant à se présenter. D’autre part, il faut encourager chaque quartier à imaginer et réaliser ses propres manifestations qui pourraient être fédérées dans une « Fête des quartiers ». Enfin, pourquoi ne pas imaginer des rencontres de quartiers sous forme de compétitions sportives ou de créations artistiques ?


C’EST POURQUOI NOUS PROPOSONS : que chaque année, plusieurs quartiers de Sion soient les hôtes d’honneur d’une manifestation communale ;
de créer une fête des quartiers durant laquelle chaque quartiers pourrait exposer ses spécificités.


6.5. CRÉER DES MAISONS DE QUARTIER


Les maisons de quartier sont des lieux ouverts à toutes la population et animés par cette dernières. Il s’agit d’espaces de rencontre où se retrouvent toutes les générations et toutes les origines. Pour favoriser les échanges et l’intégration et éviter l’isolement, il faut créer des maisons de quartier et les doter de moyens suffisants pour fonctionner.


C’EST POURQUOI NOUS PROPOSONS : de créer plusieurs maisons de quartier en impliquant les habitant-e-s ;
la création d’un fonds communal pour soutenir les maisons de quartier.


6.6. REPENSER L’URBANISME DES QUARTIERS


Les quartiers évoluent, de nouveaux quartiers seront peut-être créés (celui de la gare par exemple). Le développement de l’habitat est incontournable, mais ne doit pas se faire au détriment de la qualité de vie. L’étalement urbain n’est pas durable. Il faut densifier le centre-ville et le centre des quartiers résidentiels. Cette densification doit préserver néanmoins des espaces verts, non seulement sous forme de gazons et d’arbres, mais aussi sous forme de potagers familiaux et de places de jeux.

Cette même densification est l’occasion d’encourager, dans les quartiers périphériques, l’habitat groupé qui favorise une plus grande interaction entre les familles.


C’EST POURQUOI NOUS PROPOSONS : la création d’un écoquartier assez proche du centre de manière à éviter que les économies d’énergie ne soient compensées par des dépenses en transport ;
le maintien et la création d’espaces verts dans le tissu urbain tout en poursuivant la densification urbaine ;
la délimitation de zones de jardins familiaux à disposition de la population sédunoise.


6.7. REDONNER L’INITIATIVE AUX HABITANTS


On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Personne ne sait mieux ce qui est bien pour soi que soi-même. Penser, développer, urbaniser, aménager un quartier sans la participation active des principaux intéressés, les habitant-e-s, n’est plus envisageable. Il faut que les habitant-e-s puissent insuffler les idées, montrer leurs préférences, proposer des solutions, mettre en évidence les dangers, réclamer des améliorations.

Il ne s’agit pas de faire le travail des autorités, des technicien-ne-s et des architectes. Il s’agit de donner l’initiative aux habitant-e-s sur la vision d’avenir de leur quartier. Il faut mettre à disposition des habitant-e-s la structure qui leur donne l’opportunité d’exprimer leurs choix à l’amont de toute réflexion technique, voire de tout besoin immédiat. Le ou la politique reste le garant de la cohérence communale, l’architecte de l’intégration urbaine et l’ingénieur-e de la faisabilité technique.


C’EST POURQUOI NOUS PROPOSONS : de lancer un processus participatif dans chacun des quartiers sur le thème du développement local, en particulier dans le cadre de la révision globale du plan des zones communal ;
d’initier des comités ou des associations de quartier qui pourront être les relais des élu-e-s auprès de la population et qui seront consultés pour tous les aménagements concernant leur quartier ;
d’encourager les coopératives d’habitation. Pour encourager la constitution d’un parc d’immeubles à loyers durablement accessibles, la Ville doit accorder des droits de superficie à des coopératives d’habitations et/ou à des fondations sur les terrains dont elle est propriétaire.