À petits pas les propositions de l’ADG font progresser la ville dans la bonne direction. On se souvient des demandes en matière de pistes cyclables, de cheminements piétons, de filtres à particules pour les véhicules communaux et aussi des impulsions en faveur d’un développement des parkings périphériques pour les pendulaires ou de la renaturation de la Borgne. De plus, la place de la gare vient de recevoir un début de réflexion et la prise de conscience de la nécessité de penser « agglomération » suit son chemin.
En décrivant la ville de Sion le guide du routard chante la vieille Ville, mais dit : « il faut traverser très vite la vilaine couronne d’immeubles modernes qui l’enserre… ». Cela est assez vrai et cela est encore plus regrettable lorsque l’on considère que la très grande majorité de la population habite justement dans ces quartiers périphériques…
7.1. AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
Sion reste une petite ville qui, ces dernières années, a tendance à se concentrer, à se densifier et à voir sa population croître. On est en train de remplir les espaces vides qui existaient encore dans les mailles urbaines entre le flanc nord de la vallée, la voie CFF, les quartiers de St. Guérin et du Scex. Cette densification, en général très positive, car elle regroupe un maximum de population à proximité des services existants, se fait quelquefois au détriment d’espaces qui auraient dû rester verts.
Face à ce constat, il y a aussi lieu de réfléchir aux possibilités d’extension qui resteront après cette densification : la croissance devra se faire outre Rhône et plus à l’ouest dans des quartiers construits actuellement sous une forme de « banlieue ».
C’EST POURQUOI NOUS PROPOSONS :
qu’un inventaire des possibilités de construire dans le centre élargi soit établi afin de
préserver les espaces publics nécessaires à une population plus dense ;
d’entreprendre une réflexion sur la manière de requalifier les quartiers afin de leur donner une
âme : il faut réserver des espaces de vie à l’exemple de ce qui a été fait, de manière
anticipée, avec le court Roger Bonvin ;
que les quartiers plus en périphérie tels que Pont de la Morge, Uvrier, Champsec-Vissigen ou
Bramois conservent leur identité et leur caractère en évitant que la croissance des quartiers
voisins ne viennent les phagocyter ;
que chaque quartier ait des équipements, publics et commerciaux, et des espaces collectifs
susceptibles de fonctionner comme des centres de vie « locale ». Il est important que des
services tels que les crèches, les garderies, les foyers de jour soient répartis égalitairement
sur le territoire communale ;
de réaménager la Place de la Gare ;
de rédiger un inventaire cohérent et systématique du patrimoine bâti de la Commune ;
d’éliminer les barrières architecturales réduisant la mobilité des handicapé-e-s.
7.2. TRANSPORT
Le meilleur moyen de transport reste celui dont on peut se passer. Si la mobilité douce est possible dans le centre élargi de la Ville, il en n’est pas de même dès que les usagers et usagères désirent se rendre dans un quartier périphérique. C’est pourquoi, il y a lieu de créer des cheminements piétonniers et cyclistes en site propre. Les rues et espaces piétons doivent être reliés entre eux, du centre vers la périphérie. Concrètement on devrait pouvoir se rendre du centre ville au bord du Rhône en site « vert ».
Les quartiers périphériques doivent être desservis par un réseau de transports en commun efficace. Ces transports ne peuvent plus être assurés par de grands véhicules, à faible fréquence et faisant des détours. Si le transport des élèves doit rester en rapport avec la demande, en dehors de ces heures, un système plus souple devrait être mis en place. Dans ce domaine, comme dans d’autres, il y a lieu de réfléchir agglomération Sierre-Sion. Les bus urbains doivent franchir les « frontières » et tourner en continu de Pont de la Morges, voire de Chamoson, à Glarey.
C’EST POURQUOI NOUS PROPOSONS :
la mise sur pied d’un réseau de transports en commun efficace et flexible ;
de mettre sur pied des bus urbains intercommunaux ;
d’améliorer l’offre ferroviaire régionale entre Sierre et Ardon afin d’offrir aux pendulaires une
alternative au trajet en voiture ;
que la Municipalité favorise le co-voiturage par des campagnes d’information;
que l’accès aux transports publics soit facilité pour les invalides et les poussettes ;
d’investir davantage dans des infrastructures pour piétons ;
la mise en place d’itinéraires cohérents et adéquatement signalisés tant pour
les piéton-ne-s que pour les cyclistes.
7.3. AGGLOMÉRATION
Dans une même pensée « agglomération », Sierre et Sion doivent réfléchir à leur développement en termes de complémentarité et non de concurrence. Des problèmes comme les zones industrielles, saturées dans les deux communes, pourraient trouver des solutions de part et d’autre des frontières intercommunales et profiter des rejets d’énergie de l’UTO. Dans le même esprit, une solution commune pourrait être recherchée pour la gare-marchandises libérant ainsi des espaces densifiables au centre des deux villes.
C’EST POURQUOI NOUS PROPOSONS :
de penser les transports en termes d’agglomération (Sierre-Sion-Ardon) ;
de mener une réflexion intercommunale sur les zones industrielles en favorisant les synergies
industrielles (écosystèmes industrielles) ;
de trouver des solutions en partenariat avec les autres communes concernant les gares-
marchandises afin de libérer des espaces densifiables aux centres villes.